La Mirabelle Rouge

1er mai 2010 : le secrétaire CGT 57 interrogé par le RL

 

Denis Pesce, secrétaire de la CGT 57, rappelle les revendications de ce 1er-Mai : emploi, salaires et réforme des retraites.

Beaucoup de bruit, hier matin, devant la gare de Metz où se sont rassemblés environ 1 500 manifestants, à l'appel des syndicats CGT, CFDT, Unsa et FSU. FO, elle, était de son côté, comme chaque 1er-Mai.

Avant que le cortège ne s'élance, Denis Pesce, secrétaire de la CGT Moselle, revient sur le sens de la manifestation.

Que représente le 1er-Mai ?

« Ce 1er mai 2010 a un sens particulier, pour deux raisons. La première est que l'on est en pleine crise. Nous sommes ici parce que nous, salariés, retraités, privés d'emploi, nous ne sommes pas responsables de la crise et nous refusons d'en payer les conséquences.

L'emploi se précarise de plus en plus et le nombre des travailleurs pauvres augmente. Les questions d'emplois et de salaires sont générales, mais particulièrement en Moselle, avec tout ce que l'on a trinqué dans l'industrie : nous avons énormément d'emplois industriels avec la sidérurgie, l'automobile, la chimie…

S'ajoutent à cela, les destructions d'emplois publics : 2 000 de moins dans le département en 2009 par rapport à 2008. »

Quelles sont les revendications cette année ?

« Il y a cette question de l'emploi, mais aussi celle des salaires. En Moselle, les salaires sont gelés voire reculent. Cela a des conséquences sur la consommation des salariés et donc sur la production.

Le troisième point crucial est la réforme des retraites. On en est à la troisième ou quatrième réforme mais, cette année, on va légiférer. C'est pourquoi, le rapport de force est important. Nous refusons l'allongement de l'âge légal de la retraite. Nous refusons aussi l'augmentation du nombre d'années de cotisations. Vouloir faire reculer l'âge de la retraite dans un pays qui compte autant de jeunes au chômage !

Et l'on réclame un taux de remplacement (rapport entre la première mensualité de pension et le dernier revenu mensuel professionnel) au moins égal à 75 % des salaires. Il ne faut pas oublier que 40 % des retraités vivent au minimum vieillesse ! »

Vous dites que la discrimination syndicale dans les entreprises s'est accrue ?

« C'est un gros problème. Il y a une volonté de faire payer les déficits et pertes liés à la crise par les salariés. Donc, pour les employeurs, le délégué syndical est l'empêcheur de tourner en rond et il faut l'exclure.

C'est de plus en plus dur professionnellement, il y a une montée de la répression syndicale : les gens sont mis au placard, il y a des tentatives de licenciement, des sanctions, rétrogradations… »

 

Républicain Lorrain  le 02/05/2010



02/05/2010
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