La Mirabelle Rouge

A Liège, les sidérurgistes d'ArcelorMittal se radicalisent !

Six membres de la direction du site de Liège (Belgique) du géant de l’acier ArcelorMittal étaient « privés de liberté », hier après-midi, par des représentants syndicaux et un mot d’ordre de grève a été lancé, a indiqué en fin d’après-midi un porte-parole du groupe.

Des négociations menées hier matin entre la direction liégeoise et les syndicats sur des mesures à prendre pour compenser la prolongation de l’arrêt d’un haut-fourneau ont échoué, a expliqué ce porte-parole, Etienne Botton. « Les syndicats nous ont dit qu’ils empêcheraient la direction de sortir tant qu’ils n’auraient pas de réponse satisfaisante à leurs demandes », a déclaré M. Botton, en expliquant être lui-même contraint de rester dans les bâtiments de la direction. « La privation de liberté est totalement inacceptable », a-t-il rajouté.

Joao Felix Da Silva, directeur général d’ArcelorMittal Liège, et cinq autres membres du comité de direction font partie des personnes empêchées de quitter leur bureau, a précisé hier, vers 17h, le porte-parole, en indiquant qu’il n’y avait eu aucune violence à déplorer.

En mars 2011, la direction liégeoise du sidérurgiste avait déjà été séquestrée pendant une journée, selon M. Botton.

ArcelorMittal, qui emploie quelque 3 000 personnes à Liège, l’un des berceaux de la sidérurgie européenne, avait mis à l’arrêt ses deux hauts-fourneaux en mai 2008. L’un des deux a été redémarré en avril 2010, mais a dû être de nouveau arrêté en août dernier pour des raisons de maintenance, mettant au chômage quelque 500 travailleurs, en principe pour un mois.

Dans l’après-midi, les syndicats, qui craignent que la fermeture de la phase à chaud ne soit définitive, ont décrété un mot d’ordre de grève totale au sein des différentes usines d’ArcelorMittal à Liège.

RL du 04.10.2011

 



04/10/2011
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