La Mirabelle Rouge

Chronique de grève à Metz-Métropole

Jean-Luc Bohl, le maire de Montigny-les Metz, par ailleurs président de Metz-Métropole, n'a jamais aimé les étiquettes politiques pour ce qui le concerne. Se déclarant au Nouveau Centre il se caractérise volontiers comme un homme de dialogue sans esprit partisan. C'est avec la complaisance du maire socialiste de Metz, Dominique Gros qu'il a été élu à la présidence de Metz-Métropole en 2008. Mais sa posture de « gentil  démocrate social » ne résiste guère à la réalité de sa politique. Face à la grève du ramassage des ordures déclenchée par les ouvriers de Metz-Métropole, il montre son visage de patron de combat. En comparant  les salariés en grève à des « preneurs d'otages » il choisit les mots qui le qualifient pour entrer par la même occasion  dans le camp des politiciens réactionnaires.

Qu'en pense la gauche de la région  messine ? Est-elle  solidaire des travailleurs en grève ou approuve-t-elle le président de Metz-Métropole ?
Les lecteurs de la Mirabelle Rouge sont impatients d'avoir une réponse.

 

Vendredi 17 septembre 
La grève des rippeurs du ramassage des ordures ménagères de Metz-Métropole a pris fin jeudi dans la journée.Un accord a été trouvé entre les syndicats et le président de l'Agglomération. Bohl, l'inflexible, a du lâché 350 000 euros comme enveloppe salariale supplémentaire pour l'ensemble du personnel, dont  la répartition est soumise à des négociations ultérieures. Les grévistes ont approuvé l'accord. Bohl assure qu'il a gardé le soutien de tous les élus de Metz-Métropole lors de sa gestion du conflit. On aimerait entendre la version des élus de gauche. Hormis la position du PCF de Metz, solidaire des grévistes, les autres composantes sont restées  publiquement bien silencieuses sur ce point tout au long du conflit.

Jean-Luc L'HÔTE le 9 septembre 2010

 

 

9 ème jour de grève du ramassage des ordures ménagères à Metz-Métropole:

 

Les grévistes de Metz-Métropole n'entendent pas se laisser dicter leur conduite par le président Bohl qui adopte la posture arrogante d'un petit duc  provincial en mal de reconnaissance dans son univers de notables. Le patron de Metz-Métropole est en plein délire. Il refuse de négocier en  prétendant que la revendication initiale est impossible à satisfaire et exige dans le même temps la reprise du travail avant…toute négociation. Il y a là un paradoxe schizophrène  typique du patron qui se fout de vous. Alors que les effets de la grève se font ressentir dans les  communes de l'agglomération, le mouvement pourrait se durcir avec l'organisation de blocage des camions et des bennes qui circulent encore. Après plus d'une semaine de grève, les manifestations de soutien et de sympathie de la population aux grévistes sont un encouragement bienvenu pour le moral. Mais on attend toujours les réactions de la gauche messine dont dépens en grande partie le mandat et la fonction de Bohl à Metz-Métropole.

 

( La section de Metz du PCF a informé La Mirabelle Rouge ce jeudi, qu'elle a publié sur son blog, un article de soutien à la grève des salariés de Metz-Métropole. Dont acte ! )

«  Lorsqu'il a été décidé de diminuer le nombre de vice-présidents à Metz-Métropole, son président a immédiatement trouvé une solution pour que les vice-présidents – qui ne l'étaient plus – n'enregistrent pas une grosse perte financière au niveau de leur indemnité. Aujourd'hui, environ 350 agents, qui font partie des petites catégories, réclament une prime de 70 € mensuelle. Elle leur est due et le président de Metz-Métropole fait l'autruche. S'est-il posé la question : Comment peut-on vivre, avec sa famille, avec un salaire de 1 100 € ? La population soutient ces femmes et ces hommes qui ne demandent que ce qui leur revient. » un lecteur du RL le 16.09.2010.

 

Action "la poubelle comme objet d'art contemporain", mercredi 15 septembre devant Pompidou-Metz.

 

 

 

 



22/09/2010
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