La Mirabelle Rouge

Conforama de Mondelange: les salariés se rebiffent.....


Photo et article RL

 

Les salariés du magasin Conforama de Mondelange ont débrayé hier après-midi sans bloquer pour autant l’accès au magasin. Ils entendaient protester contre leurs conditions de travail et de rémunération.

Conduit par la CGT et suivi par une partie des employés, le mouvement a été déclenché suite à une réunion interne qui portait sur les résultats de l’enseigne et sur ses axes stratégiques.

PPR (anciennement Pinault-Printemps-Redoute) vient de céder le groupe à Steinhoff International Holdings Ltd.

«  On ne sait plus nous dire qu’une chose : Il faut tailler dans les effectifs et diminuer les dépenses. Alors que notre situation ne cesse de se dégrader », s’indigne Sandrine Taleb, déléguée CGT.

Une rencontre prévue ce mardi avec la direction

La direction aurait demandé au personnel de consentir des efforts «  soutenus » pour contrer les effets de la crise et la baisse du chiffre d’affaires, sans contrepartie. «  Nous ne sommes plus que vingt-neuf, contre quarante-cinq il y a encore cinq ans. On croule sous le travail et on nous demande encore de trouver des solutions alors qu’on plafonne à 1 000 € par mois après vingt ans de boîte. Ça suffit ! » .

Un ras-le-bol doublé d’une inquiétude plus sourde : «  L’encadrement n’est plus présent et on ne rénove pas notre magasin, alors que d’autres le sont, comme celui d’Augny. Ce qu’on craint, c’est qu’on nous ferme » .

La CGT revendique une «  revalorisation des salaires », une «  rénovation du magasin », des «  recrutements sans recours aux emplois précaires  » et une «  présence accrue des responsables ».

L’un d’eux s’est déplacé hier après-midi pour proposer aux grévistes de se retrouver autour d’une table, ce mardi à 14h.

Bertrand Lefort, directeur des ventes Grand-Nord, se veut rassurant : «  Nous n’avons aucune intention de fermer ce magasin même si cette implantation souffre de la désaffection de la clientèle pour la zone commerciale de Mondelange. Quant aux effectifs, nous avons eu des mouvements sur ce site qui ont créé des tensions, mais des recrutements sont en cours » .

S’agissant des salaires, Bertrand Lefort se dit surpris : «  Les rémunérations les plus basses se situent chez nous 10 % au-dessus du Smic. Un vendeur gagne nettement plus et le treizième mois est versé à tous les salariés ».

Thierry FEDRIGO Républicain Lorrain 15/02/2011



15/02/2011
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