La Mirabelle Rouge

Grève pour les salaires à l'usine Antolin de Jarny

Lundi 7 juin: reprise du travail à l'usine de sous traitance automobile Antolin de Jarny.
 Après  2 jours de grève pour une augmentation de 200 euros et contre la modulation des horaires qui flexibilise les salaires, la Direction a décidé de revoir sa copie.Une négociation a eu lieu samedi. Sur la base des résultats obtenus, les ouvriers ont décidé la reprise. Le système de modulation des horaires de travail sera abandonné le 1er juillet et la nouvelle organisation du travail obligera au paiement de l'ensemble des heures travaillées y compris en cas d'heures supplémentaires

 

 

 

Les ouvriers et ouvrières  de l'usine Antolin de Jarny se sont mis  en grève jeudi 3 juin 2010 pour une revalorisation de leur salaire et contre la modulation des horaires qui flexibilise le pouvoir d'achat.

 

 


Photo RL

 

 

L'usine n'est en activité que depuis quelques mois mais c'est déjà le ras-le-bol qui domine parmi le personnel. La boite est spécialisée dans la fabrication de sièges automobiles. Elle  a comme seul et unique donneur d'ordre la Sovab à  Batilly qui compte sur cette sous-traitance pour la production de son nouveau Master Renault.

La totalité des salariés de la production, plus d'une vingtaine, ont débrayés toute la journée pour obtenir une augmentation de salaire de base de 200 euros. Lors d'une négociation improvisée
, Le directeur de la boite a proposé une prime d'intéressement liée aux objectifs, une prime de déplacement, une prime pour le poste de nuit ainsi que  la mise en place d'une mutuelle.  « Vous ne répondez  pas à ce qu'on demande. Nous, ce qui nous intéresse, c'est le brut » a répliqué très justement la déléguée CGT Jessica Capedevielle. Quelque peu dépité par le rejet de son os à ronger, le directeur a essayé de convaincre le personnel rassemblé sur le parking.  «  Je tiens à ce que nous ayons des relations sociales normales » vient-il déclarer. La réplique ne s'est faite attendre,  «  Commencez par  payer un salaire normal ! » a répondu un militant  de l'Union Locale CGT de Homécourt venu en soutien à la lutte.

La Directrice dite RH tentera   aussi de jouer sa partition de séduction avant de conclure sa sentence «  Vous n'obtiendrez rien de plus ! »
Lors d'une ultime entrevue en fin de journée, la direction laisse entendre qu'elle accepte une augmentation de salaire….de combien ?...le directeur demande un temps de réflexion....c'est l'attente…..puis le chiffre est divulgué comme si c'était l'heure du tirage du loto…..10 euros brut.

Encore un patron qui se fout du monde et de son personnel.
La grève continue vendredi…..

A suivre..

Jean-Luc L'Hôte

 

 

 

 

Article du RL samedi 05.06.2010

Négociations infructueuses à l'usine Antolin de Jarny

Le bras de fer se poursuit entre la direction d'Antolin Jarny et la majorité du personnel de production de l'usine fournissant des sièges à la Sovab. Malgré une deuxième journée de négociations, la grève est reconduite.

Et de deux ! Tout comme jeudi, la majorité des employés de production de l'usine Antolin de Jarny a passé la journée d'hier à surveiller la porte donnant accès aux bureaux de la direction. À guetter les retours successifs des délégués du personnel, sous un soleil brûlant les peaux.

Après avoir réclamé une revalorisation salariale la veille, les grévistes ont cette fois tout mis en œuvre pour obtenir la suppression du dispositif de modulation du temps de travail, en vigueur dans la société ouverte depuis le troisième trimestre 2009. «  On travaille 48 heures par semaine pour 1 080 € par mois ! Ce que l'on veut, c'est voir nos heures supplémentaires payées à la fin du mois, pas à la fin de l'année », martèle un salarié devant Christian Minary, seul élu jarnysien venu apporter son soutien aux grévistes. Des salariés épaulés au demeurant par l'Union locale CGT de Homécourt

De son côté, Philippe Damiens, directeur de l'usine, a tenté de démontrer à des employés volontaires l'intérêt de la fameuse modulation. D'après les propos rapportés par Jessica Capedevielle, déléguée du personnel, elle permettrait notamment aux nouveaux embauchés ne disposant pas de congés payés de se voir garantir un salaire durant les périodes de fermeture de l'usine.

Au final, les arguments n'ont pas convaincu la majorité des grévistes. Ces derniers ont donc décidé de reconduire leur mouvement pour la journée d'aujourd'hui et de lundi.

Contactée à plusieurs reprises à l'issue des négociations, la direction n'a pas donné suite à nos appels. Impossible donc d'en savoir plus sur la production actuelle de l'usine Antolin. La Sovaba quant à elle fait savoir que son activité n'était pour l'instant pas impactée.

Y. P.

 

 



04/06/2010
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