La Mirabelle Rouge

Ils ferment les écoles ...Pays Haut : les lycées bloqués le 9 juin

 

« Tous dans les lycées pour y bloquer les entrées ! »
Article et photo du RL (05.06.2010)

 

A moins de deux semaines du bac, le collectif de défense de l'enseignement des premier et second degrés a décidé de frapper fort en bloquant mercredi prochain les accès aux lycées de Longwy, Briey et Jarny.

Les barrages filtrants, il y a une semaine, avaient permis de sensibiliser quelque 12 000 automobilistes à Longwy, Mont-Saint-Martin, Briey, Jarny… sur les nombreuses fermetures de classes et suppressions de postes touchant le Pays-Haut . Malgré le succès de cette opération, le collectif de défense (élus, parents d'élèves, enseignants, syndicats d'enseignants) se retrouve toujours devant le même obstacle : le mutisme de l'inspection académique.

Aussi les défenseurs de l'école ont-ils décidé de passer à la vitesse supérieure : ils bloqueront mercredi prochain dès 7h30 les entrées des lycées de Longwy, Briey et Jarny (Alfred-Mézières, Louis-Bertrand et Jean-Zay). Une décision prise jeudi soir lors d'une nouvelle réunion du collectif en mairie d'Audun-le-Roman. «  Nous bloquerons les entrées, discuterons avec les élèves et les enseignants qui voudront entrer puis on ira occuper les locaux administratifs », a annoncé avec une légère extinction de voix André Corzani, le maire de Jœuf et vice-président du conseil général. De nombreux parents et élus avec leur écharpe tricolore sont attendus, comme lors des barrages.

L'ampleur du mouvement équivaut, selon les manifestants, à l'inertie de l'autorité académique. Les vingt personnes présentes à la réunion de jeudi soir (certains maires de l'arrondissement, des parents d'élèves, des enseignants et des mamans du lycée Alfred-Mézières…) ont souligné la difficulté d'avoir un entretien avec Philippe Picoche, l'inspecteur d'académie de Meurthe-et-Moselle. L'exaspération est telle qu'une maman de Valleroy n'a pas hésité à imprimer un t-shirt, qu'elle arborait à la réunion, avec une tête de mort et où l'on peut lire : " Picoche : inspecteur fossoyeur".

S'incruster au CTP

On le voit, le patron de l'enseignement du premier degré dans le département est clairement visé. Le collectif ne veut d'ailleurs pas se limiter au blocage des lycées. Déterminé à rencontrer l'inspecteur, le collectif veut s'incruster au prochain comité technique paritaire (CTP : c'est au cours de cette réunion que le point est fait sur les inscriptions d'élèves et que sont prises les décisions en conséquence).

Ce CTP se tiendra au cours de ce mois. «  On n'a pas encore la date et ils (l'administration) ne seront pas pressés de nous la communiquer », a souri le maire de Jœuf.

«  Mais dès qu'on aura la date, on se la communiquera tout de suite pour permettre une belle mobilisation. » L'année scolaire ne va pas s'achever tranquillement dans le nord du département…

 

Le collectif invite un maximum de participants à venir bloquer les entrées des lycées de Longwy, Briey et Jarny mercredi 9 juin à 7h30.

 

 

 

Article du 28 mai

Opérations d'envergure, jeudi matin 27 mai à Briey, Beuvillers, Jarny et Longwy. En cause, des classes ou des postes supprimés à l'école ou au lycée.

 

Ils ne désarment pas. Plus que jamais prêts «  à défendre leurs écoles, à défendre le service public, à défendre la République », des dizaines de parents d'élèves, de syndicalistes et d'élus du Pays-Haut ont lancé, hier, une opération coup-de-poing sur quelques-uns des grands axes du territoire.

En toile de fond, une fronde contre la nouvelle carte scolaire. Quatorze fermetures de classes sont programmées dans certaines écoles du Pays de Briey, et neuf postes sont amenés à être supprimés au lycée Alfred-Mézières de Longwy, suite à la baisse de la dotation horaire globale de l'établissement scolaire.

Mis en place dès 7 h, cinq barrages filtrants installés à Longwy-Haut, Mont-Saint-Martin, Beuvillers, Jarny et Briey, ont largement perturbé le trafic. Des milliers d'automobilistes se sont trouvés bloqués dans des bouchons d'envergure à l'approche de ces axes stratégiques pour nombre de transfrontaliers.

Une attente de quelques minutes bien souvent, qui n'a pas été sans engendrer certains mouvements d'humeur de conducteurs pressés de rejoindre leur lieu de travail. Surpris par des coups de volant intempestifs, des coups de gueule ou des coups de klaxon, les manifestants ont parfois tutoyé le danger de près sur ces barrages pourtant bien sécurisés. On a même frôlé l'incident, voire l'accident comme à Beuvillers ou à Briey où des élus, écharpes tricolores en bandoulière, ont évité de justesse de se faire faucher.

Pour autant, ces députés, conseillers généraux, maires et conseillers municipaux ont su se faire entendre en toute sérénité par des automobilistes compréhensifs. A Beuvillers, quelques sympathisants n'ont pas hésité à perdre une minute de plus pour signer une pétition en faveur «  de l'école publique, d'une école de la réussite, d'une école accueillant les enfants de 2 ans, d'une école gratuite, laïque et obligatoire ».

Politique comptable

Plus de dix mille tracts distribués en l'espace de deux heures sur ces cinq barrages ont permis de faire passer un message clair auprès de la population : «  Les enfants du Pays-Haut vont payer un bien lourd tribut à la politique comptable du gouvernement. Nous nous battons pour la sauvegarde d'un enseignement public de qualité. Non aux classes surchargées … »

A 9 h, tous les barrages filtrants étaient levés simultanément. Pour les manifestants, cette nouvelle démonstration de force est la preuve d'une détermination intacte. Le bras de fer engagé depuis le début du printemps avec l'inspection académique est visiblement loin d'être terminé.

L. M.

Publié le 28/05/2010 (Républicain lorrain)

 

L'opération avait été tenue secrète jusque dans les dernières heures. Rien n'avait filtré jusqu'aux oreilles des autorités préfectorales. Hier à 7h, seuls les initiés se sont donc retrouvés aux différents points de rendez-vous. Cinq au total sur le Pays-Haut : Longwy-Haut, Mont-Saint-Martin, Beuvillers, Briey et Jarny.

 

A Valleroy, le moins que l'on puisse dire, c'est que la mobilisation ne faiblit pas. Depuis que l'Inspection académique a annoncé que l'une des quatre classes de l'école maternelle Emile-Duhamel devait fermer à la rentrée prochaine, les manifestations se sont succédé dans la commune. Et l'annonce faite lundi par l'inspecteur d'académie, qui a dit que l'école fera l'objet d'un comptage le jour de la rentrée 2010-2011, n'y a rien changé.

Hier après-midi, après la sortie des écoles, les parents d'élèves ont remis le couvert en installant un barrage filtrant entre Valleroy et Moineville, à deux pas du pont enjambant l'Orne. Au vu de la dense circulation à cette heure de la journée, des files de voiture se sont rapidement formées en amont de ce barrage.

La situation a permis aux parents de faire signer une pétition aux automobilistes. Ces derniers ont, exception faite de quelques récalcitrants, plutôt bien accueilli les revendications des manifestants.

Munis de banderoles et de panneaux sur lesquels on pouvait lire " On n'est pas des sardines" ou " Non à l'enfumage de l'Inspection", ils ont mené leur action dans le calme, aux côtés de leurs bambins. Leur détermination semble intacte, comme le confiait cette maman, bombe de peinture à la main : «  S'il le faut, on montera à Nancy ».

Quant à la municipalité, représentée par le maire Christian Lamorlette et l'un de ses adjoints, Alain Lombard, elle a tenu à réaffirmer sa solidarité à l'égard de ce mouvement de protestation. «  On veut que nos enfants aient un enseignement de qualité. Pour cela, il ne faut pas des classes en sureffectif. »

Républicain Lorrain 22.05.2010

 


22/05/2010
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