La Mirabelle Rouge

IRTS: la galère des travailleurs sociaux en formation

Une soixantaine d’étudiants de l’Institut régional des travailleurs sociaux (IRTS), au Ban-Saint-Martin, se sont postés hier, à l’entrée de la rue Serpenoise, à Metz. Armés d’une pétition et d’une bonne dose de motivation, ils ont expliqué aux passants leur problème de stage. Un souci récurrent pour ces jeunes qui doivent, chaque année, se battre pour trouver le précieux sésame. «  Ces stages doivent être rémunérés. C’est une vraie galère pour les étudiants, regrette Sébastien Pilz, un représentant du mouvement. Il y a peu, dix-huit élèves de l’IRTS n’avaient encore pas trouvé de stages, alors qu’ils doivent démarrer cette semaine. La date a été reculée et la plupart ont maintenant trouvé. Mais on va continuer à parler de ce problème car il risque de se poser l’an prochain. »

RL du 20.11.2010

Photo RL

 

 

Les étudiants le ressentent depuis plusieurs années : il y a de moins en moins de stages dans le domaine social. Le secteur est affaibli.

C’est de plus en plus difficile de trouver un stage dans le social », déplorent les étudiants de première année à l’IRTS (Institut régional du travail social) du Ban-Saint-Martin.

Jonathan Nairi, 29 ans, a fini par dénicher un stage de moniteur-éducateur dans un institut médico-éducatif, après cinq mois de recherche. Sur 124 étudiants de sa promotion, 23 sont encore sans réponse.

Cela s’explique aisément : «  Beaucoup de structures ne sont plus subventionnées ». La crise touche le travail social, en première ligne. Les étudiants de la filière le ressentent avant même d’arriver sur le marché du travail. «  Nous suivons une formation en alternance. Donc, sans stage, la formation est remise en cause », explique Alexia Gusse, 22 ans, future éducatrice spécialisée (qui a dégoté son stage à Perpignan, d’où elle est originaire).

«  La gratification pose problème… »

«  En plus, la gratification pose problème », ajoute Alexia Gusse. Un comble. La mesure a été assez longtemps réclamée par les milliers de stagiaires qui défilaient dans la France entière. L’employeur est désormais obligé de défrayer les étudiants qu’il prend sous contrat (à hauteur de 417 € maximum par mois). Ce qui finit par gêner ceux qui cherchent un stage actuellement…

«  Le travail social touche tout le monde »

Pour les étudiants de l’IRTS le malaise est bien plus profond : «  Le travail social touche tout le monde. On peut tous avoir besoin d’un travailleur social à un moment de sa vie », souligne Alexia Gusse. Et de citer pêle-mêle : «  Il y en a au CCAS [Centre communal d’action sociale], pour la réinsertion sociale, le chômage, les enfants… ».

Pour expliquer cela, une centaine d’étudiants de 1 re année organise aujourd’hui une manifestation festive. «  Ce n’est pas pour gêner les gens mais bien pour les interpeller sur nos problèmes », souligne Jonathan Nairi.

«  On a prévu du cirque, de la musique, des tracs rigolos, des saynètes sur les travailleurs sociaux. » Ils seront à l’entrée de la rue Serpenoise aujourd’hui ( vendredi) à 11h30.

Ch. P.  Républicain Lorrain le 19.11.2010

 



20/11/2010
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