La Mirabelle Rouge

Kiffer barbote dans les embrouilles...suite....

 

 

La loi de Kiffer ne passe pas !

Le Tribunal Administratif de Strasbourg en date du 11 mai vient d'ordonner la réintégration des deux militants CGT d' Amnéville, Thierry Barle et Raphaël Cacitti – récemment révoqués par Kiffer. Le tribunal confirme ainsi   l'illégalité de leur révocation – avec astreinte d'exécution de 100 euros par jour.
A l'issue de la manifestation du 4 mai à Amnéville, le journaliste du Républicain Lorrain avait ironisé en déclarant qu'il ne s'agissait que "du bruit pour rien"...... N'en déplaise à son éthique de complaisance à l'égard de Kiffer, la  solidarité qui s'est exprimée à cette occasion fut  la bienvenue pour ouvrir une nouvelle brèche dans le féodaliste du maire d'Amnéville.

La Mirabelle Rouge

 

Amnéville : deux agents à réintégrer
Photo du RL (manifestation du 4 mai 2010 à Amnéville)

En juin 2009, Jean Kiffer, maire d'Amnéville, prononçait la révocation, à titre disciplinaire, de deux agents municipaux.
Au terme de plusieurs procédures, le tribunal administratif de Strasbourg, saisi par une procédure en référé, a tranché en rendant, mardi, une ordonnance suspendant la décision municipale.
Jean Kiffer devra réintégrer les deux employés mis à pied dans les huit jours suivant la notification de l'ordonnance, sous peine d'astreinte de 100 € par jour de retard. La décision prend effet à compter du 7 septembre 2009, date à laquelle les fonctionnaires auraient dû retrouver leur poste.
«  Cela signifie, explique leur avocat, Me Ralph Blindauer, que l'ensemble de leur carrière doit être reconstitué rétroactivement, que les traitements perdus doivent être payés et que, bien entendu, les agents doivent retrouver leur emploi. »
Dans un communiqué, Jean Kiffer, maire d'Amnéville, laisse entendre qu'il n'en restera pas là. «  Une telle décision encourt inévitablement la cassation de cette ordonnance », écrit-il. Pour sa part, la CGT assure qu'elle sera «  attentive aux conditions de réintégration des deux employés », qualifiant par ailleurs la décision de «  victoire » face à la «  répression syndicale ».

Républicain Lorrain le 13.05.2010

 

La CGT maintient la manifestation du 4 mai à Amnéville

Lors d'une conférence de presse, la CGT annonce qu'elle ne cédera pas aux injonctions du Berlusconi d'Amnéville (photo RL , légende JLL)

 

 

Plusieurs milliers de militants CGT sont attendus à Amnéville, mardi, dans le cadre de la journée d'action pour le respect des libertés et droits syndicaux. Un arrêté municipal interdisant la manifestation ne devrait rien y changer.

 

Cela faisait des semaines que la CGT annonçait un nouveau mouvement d'ampleur à Amnéville, symbole fort pour la confédération «  d es discriminations syndicales que l'on ressent de plus en plus fortement au sein des entreprises et dans le service public », indique Denis Pesce, le grand patron CGT de la Moselle.

Derrière ces mots, une histoire. Celle des deux anciens policiers municipaux de la commune, en litige depuis des années avec la mairie, qui n'ont pas été réintégrés malgré des décisions de justice allant dans leur sens. Sur ce terrain-là aussi, après de récents recours devant le tribunal administratif de Strasbourg, l'affaire continue.

Alors, pour tenter de «  forcer la décision et mettre la pression sur les décideurs qui ne respectent par le droit de la République », plusieurs milliers de syndicalistes doivent se rendre mardi dans la cité thermale. Quelques centaines d'entre eux viendront du nord de la France. Les autres, de Lorraine.

«  Les autres syndicats sont invités également, souligne le délégué départemental. Ce mouvement s'inscrit dans le cadre de la journée d'action pour le respect des libertés et droits syndicaux. » Les objectifs sont clairs : «  Notre action ne vise pas particulièrement le maire d'Amnéville, mais toutes les personnes qui ne respectent pas les décisions de justice. Cela fait déjà deux fois qu'on monte des opérations dans la ville. Et l'on continuera tant que l'on ne sera pas entendu. »

Le rendez-vous est donné à 12 h, place du Marché. Distributions de tracts et prises de parole animeront l'après-midi. «  C'est évidemment une manifestation pacifiste », affirment les organisateurs, qui ont passé quelques heures à tout mettre sur pied avec la préfecture et les forces de police, pour que cela se passe le mieux possible.

Mais la municipalité amnévilloise, pendant ce temps, n'est pas restée les bras croisés. Le maire tente depuis plusieurs jours de contrecarrer les plans de la CGT. Un courrier a été adressé au ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.

« Une gêne considérable »

En milieu de semaine, il a pris également un arrêté interdisant la manifestation place du Marché, au cœur de la ville. Mais, dans un souci de «  respect de la liberté constitutionnelle de manifester », il met à disposition la plateforme extérieure à l'est du Snowhall, qui a servi à Intervilles. Un secteur isolé et éloigné du centre-ville. «  Il faut comprendre que cette manifestation va gêner considérablement la population d'Amnéville, relativement âgée, complète Alain Stahl, le directeur de cabinet. On se demande comment vont être gérés la circulation et tout ce qui va autour. C'est pourquoi on propose l'aire d' Intervilles, pour ne gêner personne. Et libre aux manifestants ensuite de faire un cortège dans la ville. »

Pour l'administration, cet «  arrêté ne change rien. L'action de la CGT aura bien lieu. La déclaration de la CGT a été faite dans les règles et validée par la préfecture. Un maire n'a pas le pouvoir d'entraver une manifestation. »

La préfecture de Moselle a déposé, vendredi, un référé au tribunal administratif afin de suspendre l'arrêté du maire d'Amnéville. Le recours doit être étudié lundi. «  De toute façon, prévient Denis Pesce, on ne nous empêchera pas d'aller à Amnéville ».

K. G.

Républicain Lorrain le  02/05/2010

 

 

Les maîtres-nageurs voient rouge

Une trentaine d'employés du Pôle thermal ont manifesté hier, devant la Villa Pompéi, à Amnéville. En solidarité avec les quatre maîtres-nageurs licenciés, mais aussi parce qu'ils savent leur emploi «menacé».

Ils étaient une bonne trentaine, hier matin, portant les couleurs de FO et de la CGT. Une trentaine d'employés du Pôle thermal a investi les marches d'accès à la Villa Pompéi pour défendre les emplois des 24 maîtres-nageurs que comptent Thermapolis et la Villa Pompéi, à Amnéville. Autour des quatre maîtres-nageurs licenciés (RL des 27 mars et 2 avril), les manifestants ont surtout informé les usagers du site thermal en distribuant des tracts syndicaux.

«C'est l'éternel problème de notre président [Jean Kiffer : NDLR]», résument d'une seule voix Lucien Reuter, délégué syndical FO, et Ludovic Bonkoski, secrétaire FO, tous deux maîtres-nageurs licenciés depuis le 23 mars. «Après nous, il [le maire] veut le licenciement de tous les maîtres-nageurs», redoutent-ils. Au même moment, leur employeur, Jean Kiffer, président du Pôle Thermal et maire d'Amnéville, passe en véhicule devant la Villa Pompéi, en état de siège en ce lundi de Pâques. «Secouez les drapeaux pour lui dire au revoir !», s'amuse Lucien Reuter.

Consultés au bord du bain

Plus sérieusement, après les licenciements des quatre maîtres-nageurs, les Poss (poste d'organisation, de sauvetage et de secours) craignent d'être logés à la même enseigne. «La semaine dernière, confie l'un d'eux, on nous a proposé, au bord des bassins et de vive voix, un nouveau contrat de travail comme auxiliaire thermal. Grosso modo, on passerait de l'indice 220 à 162 et on perdrait 500 € bruts mensuels en faisant le même travail.» L'employé poursuit : « Nous avons été formés pour l'image de marque de Pompéi. Nous avons un rôle de sécurité, de surveillance des bassins et de conseil. Sans que ce soit prévu dans notre contrat, nous sommes aussi des VRP du pôle et des sites touristiques d'Amnéville. Tout le monde le sait, c'est une mesure antisyndicale
Alain Pautrot, délégué CGT, est kinésithérapeute à la cure thermale. « Notre tour viendra aussi : on supprimera les kinés», avance-t-il. Et de s'interroger : «A Thermapolis par exemple, il y a des couloirs de natation à contre-courant où il doit y avoir obligatoirement la surveillance d'un maître-nageur. Que se passera-t-il en cas d'accidents, s'il n'y a plus de maîtres-nageurs
Le président du Pôle thermal voit dans cette contestation, «un non-événement». Jean Kiffer rappelle que «les maîtres-nageurs ne servent strictement à rien. Ils seront remplacés par des hydrothérapeutes, formés au secourisme et au sauvetage. De toute façon, à Pompéi comme à Thermapolis, nous sommes un établissement de soins du corps où il est interdit de faire de l'aquagym et de nager.» Quant à la rémunération des nouveaux postes, Jean Kiffer n'évoque pas un indice mais précise quand même : «Je sais qu'un maître-nageur est beaucoup plus cher qu'un hydrothérapeute. »

 

Cécile PERROT ( Républicain Lorrain le 06/04/2010

 

 

 

 

 

 

(octobre 2009) Grève à la villa Pompéi d'Amnéville.

photo RL

 

 

 

Hier, au pôle thermal d'Amnéville, une dizaine d'employés de la Villa Pompéi se sont mis en grève pour faire entendre leurs revendications… Un coup d'épée dans l'eau, selon le directeur du centre de soins et maire d'Amnéville, Jean Kiffer.
Une petite dizaine d'employé de la Villa Pompéi d'Amnéville s'est retrouvée sur le perron de leur lieu de travail : «Nous sommes en grève pour toute la journée, annonce Ludovic Bonkovski, secrétaire FO. Nous avons décidé de débrayer parce que le comité d'entreprise n'est toujours pas mis en place, ni même les délégués du personnel, contrairement au jugement prononcé le 11 juillet 2008 par le tribunal d'instance de Metz, mais aussi parce que notre collègue, Lucien Reuter, délégué syndical FO et moi-même, avons été mis à pied depuis le 7 octobre dernier. Nous sommes maîtres-nageurs et ne me demandez pas pourquoi, on nous accuse à présent de "complicité d'abus de confiance"…» Sur un tract, ils ont noté le reste de leurs revendications : «augmentation des salaires, 13e mois, régularisation des heures de nuit, de dimanche et des temps d'habillage, embauche d'un CDI pour les saisonnières et prime d'intéressement… ». En outre, «une réunion est demandée avec l'ensemble des administrateurs, afin de leur faire part des réalités de la vie et des problèmes rencontrés sur le site par les différentes catégories de personnel ». Ludovic Bonkovski déplore : «Les jugements du tribunal nous ont toujours donné raison et pourtant, rien ne bouge ».

Les grévistes convoqués

«C'est un non-événement, réplique Jean Kiffer, directeur de la Villa Pompéi et maire d'Amnéville. Depuis des mois, je conteste la présence de vingt-deux maîtres nageurs à Thermapolis et à la Villa Pompéi, car ce sont des établissements classés en "soins du corps", ce qui n'a rien à voir avec des activités d'eau. Je l'ai d'ailleurs vérifié il y a un mois, à la lumière du Plan d'organisation de la sécurité et j'ai rencontré le préfet à ce sujet la semaine dernière ». Pour lui, pas de doute, il est face «à une magouille. Au départ, il n'y avait pas de maître-nageur, et puis il y en a eu deux, ils se sont syndiqués et ils ont inventé une loi et petit à petit, des postes se sont créés. A l'époque, je ne dirigeais pas l'affaire, mais aujourd'hui, si ». Et il est formel : «Il restait deux maîtres-nageurs de trop alors je les ai renvoyés. Je ne vais quand même pas payer des gens qui ne servent à rien ». Il poursuit : «Alors ils se sont mis en grève ce matin, sans même donner un préavis. Mais leur coup est raté, la Villa Pompéi a fonctionné toute la journée comme si de rien n'était ». Les élections au comité d'entreprise ? Jean Kiffer assure que «le processus est en cours. Ici, tout va bien ». Hier en fin de journée, les grévistes ont reçu une convocation de la direction en vue de «sanctions disciplinaires».

Sandra CRANÉ ( Républicain Lorrain 14.10.2009)



13/05/2010
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