La Mirabelle Rouge

Montpellier: La mégalomanie de Frêche coûte au service public

Georges Frêche inaugure cinq statues de "grands hommes", le NPA se moque.

Les militants du NPA ont fabriqué une statue représentant Georges Frêche en empereur mégalomane

 

Le président (DVG) de l'agglomération de Montpellier, Georges Frêche, a inauguré cinq des dix statues de grands hommes dont il est à l'initiative, mais est revenu sur son idée d'installer une statue de Staline dans la ville. Georges Frêche a renoncé à ce dernier projet, "par respect pour toutes les familles de Russes que Staline a envoyées au goulag", a-t-il affirmé.

Sur la place baptisée Hélios - la personnification du soleil et de la lumière selon la mythologie grecque -, Georges Frêche a dévoilé les statues de De Gaulle, Roosevelt, Churchill, Lénine et Jaurès, dans le quartier Odysseum. "Est-ce qu'on mettra 15 statues ?" s'est interrogé Georges Frêche. "Je ne crois pas, je crois que l'on s'arrêtera à dix", a-t-il déclaré, affirmant qu'il n'avait "jamais dit qu'il y aurait une statue de Staline".

Georges Frêche avait pourtant avancé cette idée lors de l'inauguration de l'Arena, une grande salle polyvalente de 14.000 places. Vendredi, après avoir rappelé que Staline avait gagné la bataille de Stalingrad, Georges Frêche a souligné qu'il avait 25 millions de morts sur la conscience, la déportation de Tchétchènes et d'une grande partie des Ukrainiens. "Mais je vais vous dire pourquoi je ne mettrais pas Staline, c'est par respect pour les familles de tous les Russes que Staline a envoyés au goulag", a ajouté le président de l'agglomération.

Le NPA dénonce un "gâchis" et la "mégalomanie" de Frêche

Cinq autres statues - celles de Mao, Mandela, Nasser, Gandhi et Golda Meir - devraient être livrées par le sculpteur François Cacheux, 87 ans, "fin 2011-début 2012". Un peu plus tôt dans la journée, une quinzaine de militants du NPA avaient inauguré à Montpellier une statue de Georges Frêche lui-même, représenté en empereur, et baptisée "Septiman 1er", devant l'hôtel de l'agglomération qu'il préside. Le nom "Septiman 1er" est une référence à la dénomination "Septimanie" que Georges Frêche, peu après son élection comme président de région en 2004, voulait voir accolée au nom officiel de Languedoc-Roussillon. Devant la levée de boucliers, le projet avait été abandonné.

La statue façonnée par le NPA était constituée d'arceaux recouverts d'un drap barré d'une pièce d'étoffe rouge, le portrait de Georges Frêche étant réalisé en polystyrène. Avec cette "statue impériale" illustrant selon eux sa "mégalomanie", les militants du NPA entendaient dénoncer le "gaspillage de l'argent public" que représente à leurs yeux la commande des dix statues (1,8 million d'euros). "Au moment où Georges Frêche dépense sans compter pour ses plaisirs, on s'aperçoit que (les tarifs) des transports publics de l'agglomération ont augmenté", a dénoncé un élu NPA à la mairie, Francis Viguié, pour qui Georges Frêche "se prend pour le petit père du peuple de Languedoc-Roussillon".

 

Le Point (source AFP le 17.09.2010)

 

 



19/09/2010
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