La Mirabelle Rouge

Préparation de la mobilisation du 27 mai à Metz

  Emplois, salaires, retraite : tous mobilisés, rassemblés et exigeants ! » C'est avec ce slogan fort que l'intersyndicale CFDT, CGT, FSU, UNSA et CFTC entend bien sensibiliser l'opinion publique à la journée nationale de mobilisation qui aura lieu le jeudi 27 mai.

Hier, en début d'après-midi, une petite dizaine de représentants de ces organisations syndicales était rassemblée, devant la colonne de Merten à Metz, pour distribuer des tracts et appeler au rassemblement.

Le rendez-vous est, d'ores et déjà, fixé jeudi à 14h30 place de la gare.

Un tract qui se veut fédérateur

Avec autant de thèmes forts comme le gel des dépenses de l'Etat, une fiscalité plus redistributive, la priorité à l'emploi stable, le pouvoir d'achat, la réduction des inégalités, une politique industrielle prenant en compte les impératifs écologiques, des services publics de qualité, une juste répartition des richesses, la réduction des inégalités entre hommes-femmes, la pérennité du système de retraites par répartition basé sur la solidarité intergénérationnelle… le tract se veut fédérateur.

«  Parce que la concertation en cours, le calendrier extrêmement serré imposé n'offrent pas une qualité de dialogue social acceptable pour répondre à un tel enjeu de société d'autant que les seuls éléments de la réforme proposée restent le recul de l'âge légal de départ à la retraite et l'allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant, conclut le tract de l'intersyndicale. Pour toutes ces raisons, les organisations syndicales appellent les salariés, les retraités, les jeunes et les privés d'emploi à cette journée de mobilisation pour interpeller ensemble les pouvoirs publics, tous les employeurs et peser sur les choix à venir. »

«  Besoin de justice sociale »

«  Il faut plus que jamais de la justice sociale, clame Dominique Marchal, secrétaire générale de l'UD CFDT. Entre les mesures d'austérité annoncées par Fillon, la réforme des salaires préparée par Sarkozy sans oublier les mesures en faveur des personnes défavorisées suite au sommet social, elle serait bien nécessaire. » Son homologue à la CGT, Denis Pesce poursuit : «  Les salariés ne veulent pas faire les frais de la crise provoquée par les banquiers et les employeurs ». Et de renchérir : «  Du coup, pour garantir les revenus du capital, on réduit nos retraites, nos prestations sociales et nos salaires. »

Laurent Schmitt, représentant le FSU, s'indigne : «  Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux est une véritable aberration à laquelle il faut ajouter la question des salaires et des retraites dans la fonction publique ».

Motivés par toutes ces raisons, les secrétaires généraux des différentes unions départementales ou leurs représentants se sont rassemblés hier. «  Nous attendons beaucoup de mond e mais nous ne nous sommes pas fixés d'objectif chiffré, explique Dominique Marchal. Apparemment, il commence déjà à y avoir des dépôts de préavis dans les entreprises. La mobilisation devrait prendre. C'est un signe positif… »


Article et photo du Républicain Lorrain 22.05.2010



22/05/2010
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