La Mirabelle Rouge

Quand Sarko occupe la télé il vaut mieux la fermer

 

 

Haussement d'épaules à l'Elysée pour préserver l'oseille des plus riches face aux oreilles médiatiques.

 

 

 

 

 

 

 

Comme un con, j'ai allumé mon poste de télévision mardi soir pour écouter la logorrhée présidentielle devant quelques journalistes conviés une nouvelle fois à  faire office de potiches bien complaisantes. Sarkozy a assumé son impopularité avec une suffisance aristocratique toute  bonapartiste et avec un mépris affiché du peuple qui, de toute façon serait incapable de comprendre la finalité des contre-réformes entreprises sous son règne. « Le mécontentement est important ?  C'est normal puisque je fais tout le contraire d'une politique au service des intérêts populaires. Je défends la richesse des riches car c'est eux qui permettent aux pauvres de survivre » Voilà  le discours résumé du maître de l'Elysée. Il a répété l'argumentaire et les mensonges utilisés depuis des mois pour justifier l'attaque contre nos retraites. Comme tout le monde, il ne sait bien évidemment rien de ce que sera l'espérance de vie dans 50 ans, mais il joue les gourons  en affirmant doctement que la société sera peuplée de centenaires. L'idée même de considérer la possibilité de prendre sa  retraite en bonne santé et de profiter ainsi plus longuement d'une existence hors travail  par des activités libérées de la contrainte de l'exploitation salariale, échappe à son entendement. Il parle de la prise en charge de la dépendance mais il ignore tout de l'activité créatrice des actuels retraités qui s'activent, souvent comme bénévoles, dans une multitude d'associations et au service de la collectivité. C'est là aussi, une création de richesse bien indispensable à la vie sociale, mais elle est occultée comme telle car non directement monétarisée. Les réflexions engagées  pour une  future loi sur la dépendance sont dans le droit fil des politiques libérales avec  un  financement  largement dépendant  des compagnies d'assurances et des placements financiers favorisés par des ponctions supplémentaires sur les revenus des personnes âgées et de leur famille. La prise en charge de la dépendance et son financement devrait  tout au contraire s'inscrire dans un vaste programme de service public que le gouvernement actuel s'active à détruire.  Sarkozy ose même soutenir que le recul de l'âge de la retraite va relancer l'emploi et se félicite de la suppression de 125 000 postes dans la fonction publique. Il prétend que tout son effort va se porter vers l'emploi en favorisant la croissance. C'est encore une entourloupe de première. En 20 ans, la croissance en question a progressé de 50 %. Si la priorité avait été l'emploi, cela fait belle lurette que le chômage aurait été éradiqué. Mais les formidables gains de productivité qui ont été réalisés sur le travail salarié ont principalement été redistribués aux actionnaires et aux marchés financiers. Voilà la vérité incontournable des causes de l'aggravation des inégalités sociales. C'est cette politique qu'il faut éradiquer !
En définitive, la prestation télévisée de Sarkozy ne révèle qu'un peu plus le gouffre profond qui sépare son monde du nôtre. Mais si j'ai été bien con de regarder ça à la télé, c'est franchement lui qui devrait se casser !

Jean-Luc (17.11.2010)



17/11/2010
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