La Mirabelle Rouge

Sealynx à Villers-la-Montagne: liquidation et 70 licenciements

La maison mère de Sealynx, équipementier automobile, vient de déposer le bilan. 70 emplois sont menacés en Meurthe-et-Moselle.

D ès le départ, on savait qu’on était condamné », souffle Jean Avanzato, délégué CFDT à Sealynx, équipementier automobile à Villers-la-Montagne, en Meurthe-et-Moselle. Mais les syndicats n’avaient pas prévu que le plan de restructuration annoncé qui prévoyait la suppression de 42 emplois sur 70, allait se transformer en redressement ou liquidation judiciaire. Le groupe, dont la maison mère se trouve dans l’Eure, s’est déclaré, hier matin, en cessation de paiement.

«  Les salaires de novembre n’ont pas été versés, confirme le syndicaliste. On pensait que les dirigeants faisaient le nécessaire, mais on n’a vu aucun nouveau marché arriver. »

En 2007, lorsque les actuels patrons ont repris le groupe, c’était avec des engagements de Renault et PSA avec, à la clef, une augmentation de 30 M€ par an du chiffre d’affaires. Des commandes que le fabricant de système d’étanchéité n’a finalement jamais eu. Selon une source proche du dossier, l’équipe dirigeante n’aurait pas osé élever le ton de peur de perdre définitivement ses contrats avec Renault qui remplissait 80 % de son carnet de commandes.

Si le régime de garantie des salaires va se mettre en place, en revanche, tout le plan de restructuration, déterminé avec, et sur les recommandations des constructeurs, devient caduc.

Du côté du siège, si la direction ne veut pas scier la branche sur laquelle elle est assise, elle évoque tout de même le serpent qui se mord la queue. Car il y a une semaine, le futur investisseur, le FMEA, Fond de modernisation des équipements automobiles, dont Renault et PSA font partie, a fait marche arrière en mettant en avant les pertes structurelles de l’entreprise et son manque de contrats.

Olivia FORTIN. (article et photo Républicain Lorrain 04/12/2010)

 

Sealynx : l’intersyndicale dépose un référé

Un prochain comité d’entreprise doit se tenir le 29 novembre chez Sealynx, site de Villers-la-Montagne, dans un climat social explosif : un plan de 42 suppressions d’emploi sur 70 salariés, une possibilité de reprise de 10 salariés toujours en suspens. Mais en l’absence totale d’informations, l’intersyndicale CFDT, CGT, CGC/CFE et FO a décidé de déposer un référé au tribunal d’instance de Briey. «  Nous ne savons toujours pas si nous avons un repreneur, pour quel projet économique ? Les investisseurs sont inconnus. Le calendrier de transfert de 2 lignes de machines sur les 5 n’est pas annoncé. La reprise annoncée de 10 salariés n’est pas assurée. La direction ne donne aucune information et le directeur général n’est plus revenu sur notre site depuis octobre et l’annonce du plan social », dénoncent les syndicats. Seule certitude, l’expert mandaté par l’intersyndicale parle toujours d’un investisseur identifié comme étant le FMEA (Fonds de mondialisation des équipementiers automobiles). Le 29 novembre, le CE devra donner son avis et l’intersyndicale déposera sa motion. Sealynx, dont le siège social est situé dans l’Eure avec 730 salariés, fabrique à Villers des joints de porte en PVC pour voitures. Sa seconde activité, qui pourrait être sauvegardée avec 10 salariés, est la fabrication de composants en caoutchouc, toujours pour l’automobile.

 

J.-P. R.( Républicain Lorrain le 26.11.2010)

 

 

 

Suppression de 257 emplois chez l'équipementier Sealynx dans l'Eure

 

 

La direction du groupe Sealynx, spécialisé dans les joints d'étanchéïté pour l'automobile, a annoncé vendredi la suppression de 257 emplois sur 736 dans son usine de Charleval dans l'Eure, a-t-on appris de source syndicale.

De son côté, la direction confirme l'existence d'un projet de restructuration sans donner de chiffres. "Depuis deux ans, avec la crise, la production a chuté de 40 à 50% en raison de la réduction du carnet de commandes", a précisé un porte-parole.

Ce recul s'est produit alors que le groupe bénéficiait depuis deux ans d'un soutien public en matière de chômage partiel, de formation et de charges, selon une source proche du dossier.

Le porte parole de la direction a précisé que le projet prévoit dans un premier temps un appel au volontariat qui se déroulera "dans les prochaines semaines".

Cette restructuration doit entraîner aussi la fermeture de l'autre usine française du groupe, située à Villers-la-Montagne (Meurthe et Moselle), qui emploie 70 salariés. Cette usine a récemment perdu le marché des joints de la Nissan Micra qui n'est plus fabriquée en France.

Ce groupe, qui compte aussi trois autres sites au Maroc, en Tunisie et en Roumanie, a été vendu en 2006 par le fonds de pension écossais CVC aux cadres dirigeants de l'entreprise. Cette cession s'est accompagnée du départ de 200 salariés à l'usine de Charleval qui a compté jusqu'à 1.800 salariés dans les années 1990.

 

AFP le 8 octobre 2010

 

 

 



29/11/2010
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